altaï altaï
 

Obsolete Destroyed Technology

Le Yety et le site du Chabada (septembre 2009)

ALTAÏ
Obsolete, Destroyed Technology
(Concrete Curving)

Il y a des artistes qui communiquent sur leur musique avant même de la composer. Et il y en a d’autres qu’il faut tanner pour savoir ce qu’ils trament dans leur tanière. Altaï fait partie de la seconde catégorie. En insistant un peu, on finit même par découvrir que le collectif nanto-choletais sort un nouveau maxi, disponible sur leur micro-label Concrete Curving. Et ça aurait été bien dommage de passer à côté car ces cinq nouveaux titres montrent à quel point Altaï a su évoluer ces derniers temps. On les avait découverts il y a quelques années très (trop ?) proches d’un Amon Tobin toute première période ou de Boards Of Canada. On les retrouve aujourd’hui un poil plus énervés. Probablement que les concerts (sous ce nom ou leurs divers projets parallèles davantage orientés post-rock) ont commencé à porter leurs fruits. Dès l’intro de « 22 Monstres » on mesure l’étendue de la chose : le son est carrément énorme, le breakbeat est suffisamment abordable pour attraper l’oreille et suffisamment complexe pour ne pas lasser. Le message est clair : Altaï a simplifié son propos sans pour autant le dénaturer. Le reste du maxi sera à l’avenant. Notons quand même qu’un chant légèrement new wave fait désormais son apparition sur certains titres. Au final, on se retrouve avec un bon EP que les fans de Four Tet, Jel ou The Notwist seraient bien inspirés d’écouter.
Kalcha

Videophere :

Le Sonar

Avec un nom pareil, l’auditeur lambda s’attend à écouter un disque de musique du monde (du chant polyphonique de bergers mongols !). Et bien, il a tout faux, l’auditeur lambda ! Plutôt que vers les montagnes enneigées de Sibérie occidentale, Altaï louche du côté de la brumeuse Sheffield en Angleterre. Ce groupe mené par Cédric Stoquer depuis 2000 ne dépareillerait pas sur le mythique label Warp. En effet, Vidéosphère regorge de fines percussions industrielles, de mélodies entêtantes et de clins d’oeil à la musique d’avant garde, tout en conservant un parfum indéniablement pop. La variété des instruments utilisés qu’ils soient acoustiques (guitare, piano...) ou électroniques participent pleinement à faire de Vidéosphère un des tout meilleurs disques sorti ces derniers mois dans la région. On notera au passage la parution de cet album sur l’excellent micro label associatif Concrete Crurving Records (www.concretecurving.com). Altaï sera en live le 2 février 2008, au Pannonica à Nantes. (à partir de 20h30 - entrée gratuite). Manu Legrand

Wik

[...] le duo, qui en live se transforme en trio, affectionne une musique atmosphérique. Cette ambiance feutrée altaï l'offre en téléchargement gratuit à l'occasion de la sortie de vidéopshère. Il semblerait que cet album soit le résultat de noctambules refusant le lever du jour. De somnanbules soucieux de repousser les limites toujours plus loin. Vidéopshère avance alors dans une atmosphère dark et hantée par des fantômes à la mélancolie contagieuse. Altaï vous prend les tripes pour ne plus jamais les lâcher.

PRUN' radio

videosphere 4eme au top30 électro de Prun'

Ouroboros :

TREMPOLINO (Juin 2007)

D'un côté deux adeptes de machines qui s'expriment au sein d' ALTAÏ, de l'autre Jérôme Paressant (clarinettiste, guitariste, initié aux machines) et son projet ABRAXAS PROJECT. Leur rencontre sur ce disque est sans aucun doute des plus belles confrontations musicales du moment. Mêlant astucieusement électronique et acoustique, les onze chapitres de ce « Ouroboros » vous incitent à fermer les yeux, à vous concentrer sur les sons et les instruments, venus tout droit des musiques du monde, du jazz sous-titré parfois « free » et de l'électronica. Leurs proportions sont soigneusement étudiées et respectées. À aucun moment les uns n'empiètent sur les autres ; bien au contraire, les uns servent les autres, l'alchimie est tout simplement parfaite, parce que chacun excelle dans son domaine (que ce soit dans l'électro ou dans le jazz/world) et demeure ouvert à la confrontation. Pas très loin de Boards of Canada, Amon Tobin, Cinematic Orchestra et consorts, ce projet demeure fourni, éloquent, abouti et réussi.
Cécile Arnoux

BOKSON.net (septembre 2006)

L’union fait la force. L’expression a beau désormais sonner comme une banalité sans fond, c’est pourtant la première impression qui vient à l’esprit après écoute de cet album. Car le vieil adage retrouve ici tout son sens originel. Jérôme Paressant a.k.a Abraxas Projekt est un prolifique clarinettiste free (ou post-quelque chose) qui a signé plusieurs albums exigeants ces dernières années, sous ce nom ou sous un autre (DoWnTaO…), explorant souvent avec bonheur les fusions possibles entre electronica, free jazz et musiques ethniques (celte, orientale…). Altaï est un duo de musiciens/producteurs dont les racines sont à chercher du côté du post-rock, du jazz et de l’ambient, quelque part entre le «Bricolage» de Amon Tobin et Boards Of Canada donc. Le premier se retrouvait un poil isolé dans la campagne saumuroise et peinait à dompter ses machines aussi savamment que son instrument; non loin de là, les seconds essayaient d’oublier la grisaille de Cholet (entre Nantes et Angers) en se plongeant plus que de raison dans les tréfonds de leurs disques de chevet. D’où les vertus de cette collaboration intelligente qui permet aujourd’hui à Abraxas Projekt de bénéficier des talents de production du duo, et à Altaï de dépasser leurs influences de jeunesse en s’appuyant sur l’univers très personnel du clarinettiste. Et le moins qu’on puisse dire est que le résultat est bluffant de classe et de maturité. Sorti sur le petit label créé par J. Paressant, cet «Ouroboros» mériterait en effet une médiatisation nettement plus soutenue que celle dont il va probablement jouir. Pas assez hype, trop provincial et j’en passe, les mauvaises excuses vont encore tenter de se dresser en remparts entre un projet finement abouti et son public éventuel. Ne vous laissez plus faire!! Les déflagrations free jazz, les nappes olympiennes et les accélérations drum’n’bass des trois hommes procurent à ces 11 titres (5 compositions communes + 1 remix et 2 inédits de part et d’autre) les atouts nécessaires pour percuter de face les fans des écuries Warp ou Planet Mu (cf. «Carefully», «Fragmentation/Récursion»…). Quand d’autres morceaux comme «UK Gangsta» pourraient tout aussi bien charmer les amateurs de Tortoise, ou «Dragonfly» redonner vie aux inconsolables de Dead Can Dance. A vrai dire, le seul véritable défaut de ce disque, qui pourrait l’empêcher d’atteindre le succès auquel il est en droit de prétendre, réside dans un budget promo à qui il manque quelques milliers d’euros… Autant dire une broutille! L’artwork artisanal de ce très beau digipack en papier photo finit par ailleurs de rendre ce disque absolument indispensable à quiconque n’a pas définitivement oublié qu’un album pouvait aussi être un objet sensuel avant de n’être qu’un contenu mp3-isé. Cet «Ouroboros» est une nouvelle preuve que la musique n’a nul besoin de s’inventer au cœur des grosses mégalopoles pour être à la pointe de l’expérimentation sonore, et que par conséquent l’underground n’est pas toujours là où on aimerait bien nous le faire croire… Don’t believe the hype!!
Kalcha

Connexion Bizarre.net (novembre 2006)

The collaboration between Altaï and Jérôme Paressant of Abraxas Projekt started early in 2004 when they remixed each others songs. Since then, the partnership has developed and became a full-scale collaboration under the title "Ouroboros". Both groups share a love of electronics and improvised jazz, Altaï focussing on the re-appropriation and recursive manipulation of their own music and Abraxas Projekt exploring the fusion of electronic ambient, dub and improvised music. Featuring a total of 11 tracks - 2 remixes, 5 collaborations and 2 new tracks from each group - "Ouroboros" is an exploration of the crossroads between experimental electronic and freeform jazz music to produce a form of electro-jazz. Ranging from moody rhythmic electronics through to manic abstract jazz, "Ouroboros" is a heated battle between the 2 forms. The electronic side of this record ranges from futuristic experimentation to catchy rhythmic movement. The freeform side, most in evidence wherever Abraxas Projekt are involved, conjures images of cool smoke filled clubs with jazz musicians improvising their set, at times manic with passion for their music. Sometimes subtly hinting at a tribal influence in places, the music is often busy and experimental, the traditional and digital instruments jostling for position. Altaï's album opener "Losthing (Abraxas remix)" is a good example of this while Abraxas Projekt's "Menhirs (Altaï remix)" emphasises the recycling of sounds and abstract electronic qualities that Altaï bring to the mix. In some respects, the combination can be seen as a clash of styles but in others a meeting of minds and this is reflected in the music; "Ghost" falling into the first category and "Menhirs (Altaï Remix)" into the second. In contrast, where the electronic influence is breaks orientated and rhythmic, the two styles compliment each other nicely; with the brooding ambience of the title track or "Carefully", both collaborations, for example. The organised confusion of electronics and traditional instrumentation is still there, the two just seem to work better on certain tracks. Delving further into "Ouroboros" reveals the respective contributions of the two groups; Abraxas Projekt bringing smooth fluid, occasionally manic, jazz workouts and Altaï offering warm flowing electronic sound manipulation. Put the two elements together however and you end up with an entirely more frantic abstract result. The strongest tracks on "Ouroboros" are generally the collaborative tracks where the electronics set the scene and jazz instrumentation compliments it with mood and just the right amount of input. Everything seems wonderfully balanced. Occasionally, however, the two styles don't seem to be quite as in sync as they could be and each going in different directions, not gelling quite as they should. It would also be remiss of me not to mention the glossy tri-fold packaging with wonderful pictures of landscapes at sunset.
Paul Lloyd [7/10]

thefrenchtouch.org (septembre 2006)

Ce projet est la fonte de deux groupes : Altaï et Abraxas. C’est en dissipant les nimbées de free jazz que l’on distingue dans cette nébuleuse échappée des arcades sibyllins l’évanescence et l’impact puissant de cette refonte glaciaire. C’est comparable au détachement d’une banquise, filmé au ralenti sur grand écran, spectacle gigantesque et terrifiant. C’est dans cet effet que se brisent, s’entrechoquent ces mouvements musicaux. La glace chavire, chancelle, et provoque donc de gigantesques remous dont l’écosystème sonore se voit bouleversé. Cette une musique qui garde son côté primitif, véritablement sauvage, on si sent intimidé par l’ampleur du spectacle. Si on a une vue très large, c’est axé vers les premiers éléments que notre oreille se porte, comme aimanté par son attrait et sa volonté de dépasser le genre. Un mélange altruiste de free jazz bouleversé par les mélopées contemplatives de volumes électroniques. L’air y est vif, ça pique les oreilles, la nature indomptable des improvisations sonores fera monter par couche successive une eau régénérée, véritable typhon qui balayera tout sur son passage. Altaï et Abraxas sont les fils spirituels d’Attila.
BIR

YETY (septembre 2006)

On a déjà salué maintes fois dans ces pages les talents du clarinettiste Jérôme Paressant a.k.a DoWnTaO a.k.a Abraxas Projekt, dont les albums naviguent à vue entre electronica, free jazz et musiques ethniques. On avait aussi souligné à sa sortie la très bonne tenue du premier 6 titres du duo electro-post-jazz Altaï. Autant vous dire qu'on n'avait pas caché notre joie en apprenant que le Saumurois et les Choletais projetaient de travailler ensemble... Ca a commencé doucement par un échange courtois de remixes, puis on les a retrouvés un peu plus tard sur une même scène pour le ZicoramA live II Tour de Scènes 2005... Cette collaboration scénique s'est depuis reproduite à droite à gauche, annonciatrice d'un effort studio commun imminent. Arrive donc aujourd'hui tout naturellement cet Ouroboros. Et vous savez ce qu'on dit de la nature, qu'elle fait bien les choses etc. Eh bien, ça se vérifie encore une fois ici puisque Altaï apporte à Abraxas Projekt sa science des machines et de la production 'qui était peut-être le point faible des albums de J. Paressant jusqu'ici) et le clarinettiste aide quant à lui le duo à gommer les accents trop "amontobiniens" de leurs compositions grâce à son jeu très personnel. 5 titres en parfaite adéquation + les 2 remixes des débuts + 2 inédits de chacun des partis - 11 morceaux de très grande classe (comprendre largement au niveau des productions Warp & Cie) dans un superbe digipack en papier photo... La question est désormais : pourrez-vous vous regarder sereinement dans un miroir si vous ignorez un tel disque ?
Kalcha
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